13/04/2014

Photos rajoutées récemment



    De nouvelles fiches ont été publiées, notamment sur des voiliers à voiles bermudiennes, en particulier des voiliers de régate : de nombreux 12 m J (voiliers de la Coupe de l'America d'avant 1985), famille des Pen Duick, maxi-yachts, etc...Ont été également rajoutés des voiliers traditionnels. En tout, maintenant, plus de 500 monographies de voiliers, du grand cap-hornier comme le Sedov au petit misainier, en passant par les goélette, les dundées et les cotres ayant autrefois pratiqué la pêche, les yachts célèbres, etc.
         Également, de nouvelles photos de rassemblements de voiliers : Brest et Douarnenez 2012, Régates de Cannes  et Voiles de Saint-Tropez 2013. Cela nécessite quelques améliorations, et notamment des légendes pour les photos. mais celles-ci sont là, c'est le principal.
        Et ce n'est pas fini ; à venir, notamment, quelques séries comme le cormoran, le Dragon le Requin ou le Guépard..
    Cliquez sur les rubriques ci-dessus (en bleu clair, sous la photo de titre) et utilisez les menus de la barre latérale pour trouver ce que vous cherchez.

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Rassemblements de voiliers traditionnels et de grands voiliers 2012 - 2013

Vu en 2012 et en 2013.

       En 2012, nous avons surtout suivi l'escale de la Tall ship race à Saint-Malo ; le bassin Vauban était  rempli de beaux et grands bateaux, certains rarement visibles en Bretagne comme le Juan-Sebastian de El Cano, le tout nouveau Alexander Von Humboldt II ou le Pélican. Nous avons cependant regretté de ne pas pouvoir assister au départ de la régate, celui-ci ayant été donné loin au large à cause de vents contraires.
     Au même mois de juillet, les tonnerres de Brest nous ont offert un spectacle magnifique ; beaucoup de grands bateaux, comme le Sedov , le Kruzenshstern et le Cuauthemoc, le Stad Amsterdam et le récent Gulden Leeuw ; et surtout le splendide Götheborg. Beaucoup de bateaux moyens également, avec surtout des unités bretonnes et néerlandaises ; quelques normandes, britanniques et allemandes également. Pour la plupart, des voiliers habitués : à part des cotres pilotes britanniques, peu de bateaux nouveaux. Mais tous ces équipages connaisseurs des lieux nous ont offert des passages sous voiles et notamment des vire-vire superbes. Les voiliers de course étaient nombreux également : nouveaux trimarans 70 pieds qui venaient de traverser l'Atlantique en régate, monocoques 60 pieds se préparant pour le Vendée Globe et l'impressionnant Banque Populaire V. A noter un passage plutôt discret (et apparemment hors festival) de la belle goélette Mariette. On regrettera notamment le nombre beaucoup plus réduit de petits voiliers lors de cette édition. L'ensemble était malgré tout très réussi et Brest reste à notre goût le plus beau et le plus intéressant des rassemblements de voiliers traditionnels.
    La traditionnelle grande parade a mené une partie de la flotte vers Douarnenez, sous la sympathique surveillance  de l'Abeille Bourbon, dont les trois énormes pompes lançaient des geysers à faire pâlir de jalousie le jet d'eau de Genève. Tandis que de nombreux bateaux faisaient demi-tour après les Tas de Pois pour ramener leurs passagers à Brest, les autres continuaient une fête de 3 jours à Douarnenez. Cette fête, plus intimiste et dans un cadre encore plus beau que celui de la rade de Brest, et surtout plus ensoleillé), est le plus ancien des grands rassemblements français, puisque la première édition remonte à 1986. Il faudra attendre 2016 pour la prochaine fête à Brest, 2014 pour revoir beaucoup de voiliers traditionnels à Douarnenez.
        Bientôt sur ce blog des photos de ces 3 évènements ; des problèmes techniques nous ont empêché de les mettre rapidement en ligne.
      En 2013, en Bretagne, la Semaine du Golfe du Morbihan, durant la semaine de l'Ascension, soit du 6 au 12 mai. est terminée : des photos sont déjà en ligne, il y en aura bientôt d'autres. voir Semaine du Golfe 2013
 
     En Normandie, vient d'avoir lieu l' Armada de Rouen. Contrairement aux éditions précédentes elle s'est déroulée au mois de juin (du 6 au 16). Toujours spectaculaire grâce au nombre de grands voiliers et la présence du bâtiment militaire Monge, cette fête nous plait cependant moins que celles de Brest : plus statique, sans évolutions sous voiles même lors de la parade ; durant celle-ci, les passages des navires sont trop espacés. Nous sommes loin des "vire-vire" qui font tout le charme du rassemblement brestois...
       Autre rassemblement breton, cette fois sur la côte nord, a eu lieu en Baie de Morlaix du 27 au 30 juin. Bisannuel comme la semaine du Golfe, ce rassemblement est beaucoup plus récent puisque ce n'est que la 2ème édition. Festival éclaté également (entre Morlaix, St-Pol de Léon, Roscoff, Carantec, il est destiné à favoriser les relations entre activités agricoles et activités maritimes. N'oublions pas que la Brittany Ferries est née là, dans le but d'exporter les légumes de la région vers l'Angleterre. Un des plus beaux sites pour voir passer les voiliers est le détroit entre l'île Louet et le Château du Taureau : un des grands sites maritimes bretons ! Cette année, nous y sommes allés seulement le jeudi. Décevant : le rassemblement attendu sur ce site n'a pas eu lieu et les grandes unités sont restées à Morlaix ou à Roscoff (certains étant allés tirer des bords au large de ce port).
        On peut encore citer le festival du chant de marin, à Paimpol. Comme son nom l'indique, il est surtout axé sur la musique ; quelques voiliers proposent des embarquements pour une sortie en mer, mais l'essentiel des bateaux restent enfermés dans le bassin à flot ce qui compose un décor de rêve, surtout si le vent est faible, permettant aux bateaux de hisser leur voiles.

       Sur la côte méditerranéenne, on retiendra l'escale de la Tall Ship race à Toulon, du 27 au 30 septembre. Le lundi 30 septembre, les grands voiliers quitteront le grand port militaire en direction de La Spezia. Auparavant, ils seront arrivés de Barcelone. Cette course était passée à Toulon en juillet 2007, donc en pleine période de vacances, et la foule était parait-il énorme. On peut espérer une aussi bonne organisation des parkings et des navettes qu'à Brest, Rouen ou Saint-Malo. A voir ! Bientôt, sur ce site, un article de présentation de cette fête, avec les bateaux participants.
         De mai à octobre, les  régates de yachts classiques animeront la côte entre Marseille et Monaco : régates royales de Cannes, régate de liaison Cannes - Saint-Tropez le dimanche 29 septembre et Voiles de Saint-Tropez (appelées autrefois Nioulargue) la semaine suivante. Elles réunissent  les plus beaux yachts à voiles du Monde. A voir également ; encore un problème de télescopage entre 2 rassemblements nautiques de premier ordre : le samedi et le dimanche, comment être à la fois à Toulon et à Cannes ???

        Le trophée Bailli de Suffren réunit ces mêmes yachts pour une compétition à travers la Méditerranée : le départ est donné de Saint-Tropez le 22 Juin. D'autres occasions permettent de voir ces magnifiques voiliers au printemps en Méditerranée : Calanques classiques (3 -5 mai) et Voiles du Vieux Port (13 - 16 juin) à Marseille, coupe des Dames (10 - 12 mai) à Saint-Tropez, régates impériales (20 - 28 mai) à Ajaccio, Voiles d'Antibes (7 - 9 juin)....
          On peut encore citer les Voiles Latines de Saint-Tropez, rassemblement annuel qui aura lieu cet année du 23 au 28 mai : rassemblement permettant de mieux connaître les voiliers méditerranéens. 

           Dans le sud de la Grande-Bretagne, la semaine classique de Cowes rassemble aussi des yachts magnifiques ; elle est annoncée, en 2013, du 15 au 19 juillet.
         Les régates de Looe (Looe luggers regatta) réunissent des bateaux de travail, surtout des lougres cornouaillais ; des voiliers bretons comme La Cancalaise, la Nébuleuse ou le Grand Léjon y ont participé. Ce festival bisannuel est prévu en 2013 du 14 au 16 juin. Cette année un lougre à 3 mâts (Grayhound, réplique d'un voilier de 1776) lancé le 4 août 2012 doit y être présent. Dommage pour les Normands et même pour les Bretons : cela tombe au même moment que l'Armada de Rouen, il faudra faire un choix....

           En Belgique, Ostende à l'ancre (Oostende voor Anker) est un rassemblement annuel qui a eu lieu, en 2013, du 23 au 26 mai. On peut y voir de nombreux voiliers traditionnels ; surtout  néerlandais, français et britanniques. Le Bounty (aujourd'hui disparu) était présent en 2011.
             En allant vers le nord, revenons aux Tall ships races : avant l'étape méditerranéenne, d'autres course ont lieu en mer  Baltique : d'Aarhus à Helsinki (du 4 au 20 juillet), d'Helsinki à Riga (20 - 28 juillet) ; de Riga à Szczecin (28 juillet - 6 août). Les navires participants seront-ils les mêmes en Baltique et en Méditerranée ? Quelques-uns sans doute...Et puis, il y a de grands rassemblements annuels, que seuls les Tonnerres de Brest peuvent égaler (mais c'est seulement tous les 4 ans, dans le port breton) : Hansesail Rostock (du 8 au 11 août) est sans doute le plus important de ces rassemblements et on peut y voir de nombreux voiliers qui restent en Baltique et viennent rarement en Atlantique. Il y a aussi la semaine de Kiel (Kieler Woche) où les voilers traditionnels côtoient les séries comme les requins et les dragons, ainsi que des voiliers de course ultramodernes. Il y a également un rassemblement important à Hambourg.

                  Cette liste est certainement incomplète ; Nous rajouterons de nouveaux éléments chaque fois que nous en aurons connaissance. Chers lecteurs, veuillez nous signaler nos oublis ; merci.

Avertissement

   Ce blog sur les caractéristiques générales des voiliers est certainement incomplet ; il est réactualisé quand nous en avons l'occasion. Si vous n'y avez pas trouvé ce que vous cherchiez, revenez-y régulièrement.
N'hésitez pas à nous faire part de vos critiques et de vos remarques, et à signaler d'éventuelles erreurs sur mon adresse : francoismadic@gmail.com. Vous pouvez aussi vous inscrire comme membre du blog ;  et n'oubliez pas d'aller voir les fiches concernant les voiliers sur nos autres blogs : 
          Mon site sur les 3-mâts, 4-mâts et 5-mâts


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  Le blog présente des renseignements sur les grands voiliers et les voiliers traditionnels : ces voiliers qui sont souvent appelés "vieux gréements" ; un terme que nous n'aimons pas car nombre d'entre eux sont récents, et le terme vieux paraît péjoratif, pour des bateaux souvent magnifiques. Nous n'utiliserons ce terme que parce qu'il est très usité et que les utilisateurs de sites internet  le recherchent souvent. Les voiliers modernes ne seront d'ailleurs pas laissés de côté, notamment les voiliers de course, souvent très spectaculaires.
Remarquons aussi que, quand on parle de vieux gréements, on oublie une partie essentielle, celle qui fait que le bateau flotte et avance : la coque. Et, si on peut reconnaître un bateau de loin à son gréement, la coque (ou les coques) permet de donner un nom au bateau dès qu'il se rapproche un peu.

On trouvera :

- Dans un premier temps, des généralités sur les voiliers : comment découvrir et comprendre les détails qui permettent de les reconnaître selon leur coque, leur gréement et leurs voilesoù les voir ; quels étaient leurs usages autrefois et ce qu'on en fait aujourd'hui, etc... Les photos montrent des détails, qui sont décrits sous la photo ; mais on peut souvent y voir d'autres détails intéressants, parfois décrits ailleurs dans le chapitre ou dans un autre chapitre. Nous laissons au lecteur le soin de les découvrir et, ainsi, de compléter ses connaissances.

Le menu ci-contre permet de trouver plus vite la rubrique recherchée. On pourra remarquer des répétitions d'une page à l'autre ; il peut s'agir d'erreurs (à corriger !),  mais c'est souvent voulu, pour permettre de trouver un renseignement sans changer de page. Des liens seront établis entre les différentes rubriques, mais tout ne peut pas être fait à la fois....

- Des galeries de photos montrant des rassemblements de bateaux : Rouen, Brest, Douarnenez, Golfe du Morbihan, Méditerranée (Cannes, Saint-Tropez), et bien d'autres encore.

- Des fiches, avec photos personnelles et renseignements (dimensions, historique) sur un certain nombre de voiliers (à venir : plus de 600 fiches sont en préparation et seront en ligne au cours des mois à venir ; voir remarque au début de cet article). Voir grands voiliers à 3, 4 et 5 mâts ; voiliers à 2 mâts ; voiliers à 1 mât signalés ci-dessus.


Les photos, réduites pour être envoyées par internet, sont protégées par copyright © (de même que le texte, que nous certifions original) ; Tout usage autre que privé est interdit sans notre autorisation. Sur demande, nous pouvons vous envoyer les originaux des photos sous des conditions à définir (échanges d'images , envois payants, etc).

Il suffit de cliquer sur chaque photo pour l'agrandir.

Où peut-on voir des grands voiliers et des voiliers traditionnels ?


Certains grands voiliers, transformés en musée (ou, parfois, en restaurants) ne se déplacent pas et sont donc faciles à localiser ; par exemple la Duchesse Anne à Dunkerque ;

le Mercator à Oostende ;

le Cutty Sark à Greenwich (Londres) ; le Passat à Travemünde-Lübeck ; le Rickmer Rickmers à Hambourg ; le Pommern à Mariehamn (îles d'Aland, Finlande) ; le Suomen Joutsen (ancien cargo français Laënnec) à Helsinki ; le Viking et le Gothenburg à Goteborg ; Le Don Fernando e Gloria à Lisbonne ; le Moshulu (restaurant) à Philadelphie ; le Balclutha à San Francisco ; le Constellation à Baltimore ;

le Constitution à Boston ; l'ancien Nippon Maru à Yokohama... en ne citant que quelques-uns parmi les plus célèbres.

Il existe également des ports-musées, qui rassemblent un certain nombre de bateaux intéressants : soit des bateaux anciens, plus ou moins restaurés ; soit des répliques, parfois capables de naviguer. De nouveaux bateaux y sont parfois en construction. On peut citer en France le Port-Rhu, à Douarnenez.Le Skellig, par exemple, a commencé ses premières navigations en 2012 (ci-dessous durant la construction)

   A Rochefort, la visite du chantier de la frégate Hermione, bientôt achevée, s'impose (ci-dessous, une image du chantier en septembre 2007). Elle a été mise à flot début juillet  2012 et devrait effectuer ses premières navigations en 2014.

      A Gravelines, le Jean-Bart,  réplique d'un vaisseau de la marine de Louis XIV, est en cours de construction ; les premières pièces de la quille ont été posées en 2002 ; le chantier avance très lentement ; aucune date d'achèvement n'est citée par l'association Tourville, qui s'occupe de ce projet.

En Angleterre, le port-musée de Porstmouth rassemble notamment le Victory et le Warrior ;

Les Pays-Bas possèdent des musées intéressants, en particulier à Lelystad avec, notamment, le Batavia et la construction du Zeven Provincien.


également, à Amsterdam (avec le vaisseau Amsterdam, photo ci-dessous)

et à Den Helder (avec le Prins Willem, avant juillet 2009 ; le navire a alors brûlé ; la coque était récemment à Harlingen dans l'attente d'une reconstruction, mais il semble qu'elle sera finalement détruite).

 en Suède, le Gotheborg peut être vu dans le port du même nom ; mais il navigue assez souvent  ; il participait aux tonnerres de Brest en juillet 2012, à l'armada de Rouen 2013 et participe à des tallships races.

aux USA, Mystic Seaport (avec le trois-mâts Joseph Conrad) est un modèle du genre. Il y a aussi le South Street Museum de New-York, avec le Peking et le Wavertree.

On a des chances de voir les autres bateaux dans leur port d'attache (mentionné dans la description de chaque bateau), surtout durant la période d'hivernage, et aux environs de ce port. C'est même à peu près certain pour les petits bateaux, à rayon d'action limité.

   Mais, au-dessus d'une certaine taille, les voiliers en bon état naviguent plus ou moins loin ; on peut donc en voir dans beaucoup de ports. En France les positions de ports comme Brest, Camaret, ou Douarnenez à la pointe de la Bretagne, font qu'ils servent assez fréquemment à des escales.

    Un nouveau dispositif permet de connaître la position de navires de haute mer équipés de transpondeurs AIS (Automatic information system), destiné à améliorer la sécurité en mer. Le réseau marine Traffic, par exemple, permet de connaître la position de ces navires lorsqu'ils sont repérables par ce système (essentiellement lorsqu'ils sont près de ports, ou de points de passage où ils sont signalés par des observateurs bénévoles). Ne sont pas repérés (ils sont dits hors réseau) les navires situés trop loin des côtes, et ceux qui sont désarmés (si leurs systèmes électroniques sont inutilisés).
     Ce site est malheureusement devenu payant en 2013 et l'abonnement est assez coûteux. Dommage...On peut trouver la position de certains bateaux, mais on ne peut plus constituer une "flotte" de nos navires préférés.
      
        Les grandes régates comme le spi Ouest-France à La Trinité sur Mer, et les départs de courses au large (Transats, Vendée Globe, Volvo race, Route du Rhum) attirent des voiliers traditionnels, qui embarquent des passagers (souvent en "charter"). Et les bateaux de course modernes sont intéressants aussi !


Sur cette photo, la Belle Angèle, l'Étoile de France et la Recouvrance assistent au départ des figaros en partance pour les Antilles Transat en double, Concarneau 2008)
Les meilleures occasions sont cependant les rassemblements de grands voiliers et de voiliers traditionnels, ainsi que les courses auxquelles ces bateaux participent.

Les fêtes maritimes de Brest et Douarnenez : tous les quatre ans, depuis 1992 (ensuite : 1996, 2000, 2004, 2008 et 2012), environ 2000 bateaux de tous types et de toutes tailles rallient Brest vers le 10 juillet pour un magnifique rassemblement qui dure plusieurs jours avec visites des bateaux à quai, parades et régates, spectacles sur le quai.


Et, vers le 17 juillet, toute la flotte quitte Brest pour rejoindre Douarnenez en une extraordinaire parade navale.

La fête continue pendant quelque jours, un peu moins grandiose mais au moins aussi jolie et conviviale.




   Brest 1992 a été l'occasion d'organiser le concours des bateaux des côtes de France. Si le regain d'intérêt des marins français, et notamment bretons, a commencé dès la fin des années 1970, le concours a suscité la construction de nombreuses répliques.
    L'organisation a déjà annoncé qu'une nouvelle édition aura bien lieu en 2016.

En alternance, le port de Douarnenez organise tous les 2 ans une fête un peu plus modeste, sans la participation de Brest ; la première a eu lieu en 1986 et la dernière en 2010. Auparavant, préludant à ces manifestations des fêtes avaient eu lieu en rade de Brest, à Porz-Beach (1980, 1982, 1984). En même temps naissait et grandissait une revue qui a beaucoup contribué à l'épanouissement de ces fêtes et à la renaissance de la culture maritime en France (et notamment en Bretagne). Cette revue est le Chasse-marée, source d'inspiration pour l'auteur de ce site internet (merci à cette superbe revue). Prochain rendez-vous à Douarnenez en juillet 2014. Voir le site de Temps-fête DZ)
Rouen organise tous les 5 ans (en principe), en juillet également, un spectaculaire rassemblement de grands voiliers, auquel se joignent des bateaux de guerre (dits "bateaux gris") : l'Armada de la Liberté a été lancée en 1989 pour commémorer le 200 ème anniversaire de la Révolution française. Il y a eu ensuite 1994, 1999, 2003 (date avancée d'un an pour éviter les interférences avec Brest 2004) ; en 2008, l'Armada avait lieu quelques jours avant Brest mais les 2 fêtes se sont quelques peu gênées mutuellement.

   La plus récente a eu lieu du 6 au 13 juin 2013.
L'Armada se termine par une parade durant laquelle les navires descendent la Seine, majestueusement mais de façon assez espacée pour des raisons de sécurité.
   La prochaine édition aura lieu en juin 2019. C'est encore bien loin ...


Depuis 2001, le Golfe du Morbihan est, au mois de mai (week-end de l'Ascension) le théâtre d'un rassemblement bisannuel de bateaux traditionnels (ensuite 2003, 2005, 2007,2009, 2011) ; Les bateaux sont répartis dans les nombreux ports du Golfe. Quelques grands voiliers y participent également. Cette Semaine du Golfe se termine par une grande parade durant laquelle les bateaux sortent du Golfe, puis y rentrent groupés. La dernière édition a eu lieu du  6 au 13 mai  2013... Pour la prochaine, rendez-vous lors du week-end de l'Ascension 2015.


     Dans le Morbihan, à la lisière avec la Loire-Atlantique, aura lieu, durant le week-end de l'Ascension (fin mai-début juin) un rassemblement "bucolique et déambulatoire" sur la Vilaine, autour de la Roche - Bernard. Voir le site de Vilaine en fête.
   Depuis 2011, tous les 2 ans, le festival entre terre et mer, associant marins et agriculteurs, a lieu en baie de Morlaix (Morlaix, Roscoff, Saint-Pol de Léon, Carantec...) ; il rassemblait en 2011 des voiliers bretons, normands et britanniques.  Entre le 27 et le 30 juin 2013, il y avait près de 400 bateaux, mais nous ne les avons pas vu beaucoup naviguer.
        


  Amsterdam a sans doute été la première ville européenne à organiser des grands rassemblements périodiques : Sail Amsterdam a lieu tous les 5 ans depuis 1975. La dernière édition a eu lieu en 2010, du 19 au 23 août. Une vingtaine de grands voiliers et de très nombreux voiliers traditionnels étaient présents. Prochaine édition du 20 au 24 août 2015.
    En 2013,  un important rassemblement s'est déroulé du 22 au 24 août à Vlissingen en Zélande (sud des Pays-Bas, rive droite de l'embouchure de l'Escaut occidental).

  Tous les ans, depuis 1991, la ville allemande de Rostock organise un superbe rassemblement de grands voiliers et de voiliers traditionnels de la mer Baltique et de la mer du Nord. Ce rassemblement s'appelle Rostock Hanse sail, car la ville faisait partie de la Hanse (association des ports de commerce du nord de l'Europe). En 2013 a eu lieu entre le 7 et le 10 août.

    Aux USA, New-York est le premier port à avoir organisé des parades de grands voiliers, bien avant l'engouement de ces 25 dernières années : ce sont les Opsails (opérations voiles). ces manifestations spectaculaires ont eu lieu en 1964 ; en 1976 pour le bicentenaire de la proclamation de l'indépendance ; en 1986 pour le centenaire de la statue de la Liberté ; en 1992 (Columbus race) pour le 500 ème anniversaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb ; en 2000 pour le millenium ; en 2012 pour célébrer les 200 ans de la 2ème guerre d'indépendance. Il y a aussi des rassemblements importants sur les grands lacs, entre Canada (Toronto) et USA.

     En Cornouailles Britannique, les années impaires à la fin du mois de juin, ont lieu les régates de Looe, où participent surtout des lougres de ce joli port. La dernière édition a eu lieu du 14 au 16  juin 2013
 



Des rassemblements plus petits, mais toujours intéressants, sont organisés dans d'autres ports, à intervalles variés ; on peut citer, en France : Paimpol (fête du chant de marins, avec un bassin entièrement rempli de bateaux) ; Ploumanac'h ; Concarneau ; Boulogne-sur-mer, etc.












 

La route de l'Amitié est une croisière faite en commun, dans le sud de la Bretagne et en Vendée, par des voiliers traditionnels et des voiliers modernes.


 

Aux Pays-Bas, les régates de voiliers traditionnels sont très fréquentes durant la belle saison.

Les courses de grands voiliers (tallships) sont également des évènements spectaculaires. La plus célèbre de ces courses, la Tallship's race, s'appelait naguère Cutty-Sark race ; elle tirait son nom du fameux trois-mâts conservé à Londres, et était sponsorisée par le fabricant de whisky du même nom. C'est une course par étapes, qui a plusieurs fois fait escale en France ; notamment à Bordeaux (en 1990), Saint-Malo (en 1994, 1999, 2006 et 2012), Brest (en 2002), Cherbourg (en 2005) et Toulon (en 2007 et bientôt en septembre 2013, du 27 au 30). les bateaux sont regroupés en 3 classes (A, B et C) selon leur gréement et leur longueur. Une partie de l'équipage doit être formée de jeunes de moins de 25 ans.


  En 2009, 2 courses ont eu lieu : l'une en Baltique, l'autre à travers l'Atlantique (Atlantic Challenge : Vigo-Bermudes-Charleston-Boston-Belfast). ; en 2010, une régate avait lieu au printemps en mer Égée et en mer Noire, l'autre en été en mer du Nord. En 2011, la Tall ships race s'est courue entre le Danemark et l'Irlande. En 2012, une étape est partie de Saint-Malo, vers Lisbonne, puis la course s'est poursuivie vers Dublin.
  En 2013, il y avait 2 courses séparées ; l'une en Baltique en Juillet (d'Arhus au Danemak à Szczecin en Pologne, en passant par Helsinki et Riga), l'autre en Méditerranée (de Barcelone à la Spezia, avec escale à Toulon) le dernier week-end de septembre.

14/08/2013

été 2013, 4 naufrages de grands voiliers !



  L'été 2013 est une mauvaise période  pour les grands voiliers. Un homme a perdu la vie lors du naufrage du Wyvern en mer Baltique. Les autres catastrophes ont été le naufrage du brick Astrid sur la côte sud de l'Irlande,  celle du brick-goélette Falado von Rhodos et celle du Blue Sirius en Baltique. Ce dernier a pu être sauvé et ramené au port et Astrid est au sec (mais bien abîmé)
   Pour plus de détails, voyez notre sujet "Naufrages, collisions  et autres fortunes de mer".

31/10/2012

Aux propriétaires de bateaux

Propriétaires ou gestionnaires de bateaux, bonjour et bienvenue sur ce blog.

Les données qui figurent dans ce blog proviennent souvent de différents livres et revues, ou de sites internet d'organisateurs de fêtes maritimes et de régates. Mais, dans la mesure du possible, les données retenues sont celles des sites internet des bateaux cités.

Quant aux photos, elles ont toutes été prises par nous-mêmes, lors de rassemblements ouverts au public, dans des ports ou lors de rencontres en mer. Il ne nous semble pas qu'elles soient de nature confidentielle.

Cependant, vous ne souhaitez peut-être pas que le nom et les caractéristiques de votre bateau soit mentionnés sur ce blog, ou qu'une photo le concernant soit publiée, ou encore que le lien concernant votre propre site internet soit conservé. Dans ce cas, envoyez-nous un message et nous supprimerons aussitôt les données que vous jugez indésirables.

Par contre, si vous appréciez ce blog, si vous pensez que cela peut vous faire connaître davantage, vous amener des clients ou de nouveaux adhérents à l'association, nous en serions fort heureux ; et vous seriez sympa de le faire connaître sur votre propre site internet.
N'hésitez pas à nous adresser des remarques et à corriger les erreurs que vous pourriez trouver, mais soyez indulgents : n'oubliez pas que le travail est loin d'être terminé...

Si votre bateau a été oublié, signalez le aussi. Et, si vous trouvez qu'il n'est pas représenté par des photos de qualité suffisantes, nous serions heureux d'en recevoir d'autres et de les publier avec votre autorisation.

De toutes façons, défavorables ou favorables, vos réactions sont attendues avec impatience et nous vous remercions d'avance.

Remarques sur les transformations d'un bateau

  Il est important de remarquer qu'un bateau peut changer d'activité ; un vieux bateau peut avoir eu "plusieurs vies". Il peut avoir été cargo, puis bateau de pêche, puis yacht.

  Beaucoup de vieux voiliers ont reçu un petit moteur (ou une machine à vapeur), puis ont vu leur voilure se réduire et ont fini par la perdre ; ils ont été remotorisés, avec des engins de plus en plus puissants ; on a alourdi leur silhouette d'une timonerie, de roufs, de superstructures en leur donnant certes plus de confort, mais aussi les enlaidissant.

  Et puis, devenant trop vétustes, démodés, trop coûteux à entretenir, ils ont été abandonnés... jusqu'au jour où des passionnés les ont redécouverts, à l'état d'épaves sur la vasière d'un estuaire ou d'un fond de port. Il les ont renfloués, sauvés, et en ont fait à nouveau de beaux voiliers ; quelquefois identiques à l'original, d'autres fois différents ; souvent embellis, parfois hélas modifiés de façon fantaisiste et enlaidis. Et parfois, de vieux bateaux à moteur ont été transformés en voiliers, avec plus ou moins de réussite. Mais, après tout, l'essentiel n'est-il pas de naviguer ?

Mais certains bateaux étaient trop abîmés pour être restaurés ; une solution est alors possible, la reconstruction qui conserve quelques éléments d'origine mais consiste à remplacer les autres un à un, à l'identique de façon à réaliser un bateau quasiment neuf. Lorsqu'il ne reste plus un seul élément réutilisable, ou lorsque le bateau a disparu mais qu'il reste des plans, on peut construire un bateau neuf, identique à l'original : c'est ce qu'on appelle une réplique. Enfin, des bateaux très anciens ne peuvent être construits que d'après des fragments archéologiques, ou des dessins d'autant moins réalistes qu'on remonte dans le temps : il s'agit alors d'une reconstitution. Ces 3 cas demandent à l'architecte et aux ouvriers d'être aussi des historiens, voire des archéologues.

Lorsqu'on parlera d'un bateau, on précisera donc si c'est un bateau restauré, ayant gardé son aspect original (à quelques détails près), s'il a été profondément modifié, s'il a été reconstruit ou s'il s'agit d'une réplique, ou d'une reconstitution.


Naufrages, collisions et autres fortunes de mer

     Les naufrages, les fortunes de mer et autres catastrophes.
 

    Combien de voiliers  traditionnels et de  grands voiliers se sont perdus autrefois ? Lors des grandes découvertes, la plupart des bateaux ne revenaient pas ; Magellan, par exemple, était parti avec 5 bateaux et 237 hommes ; son second, Juan Sebastian de Elcano, ramena 1 seul bateau et 18 marins (quelques autres hommes, faits prisonniers en cours de route sont revenus) peu plus tard. Au XIXème siècle et au début du XXème, de nombreux cap-horniers ne sont jamais revenus. Les pêcheurs, eux aussi, payaient un lourd tribut à la mer, aussi bien en pêche côtière qu'à la pêche à la morue (terre-neuvas, "islandais"), sans oublier les thoniers (207 morts, 28 bateaux perdus et près de 500 bateaux plus ou moins gravement avariés en une seule tempête en 1930).
     De nos jours, des prévisions météo à peu près fiables permettent d'éviter les zones les plus dangereuses ; les moyens de navigation modernes permettent de se situer de façon plus précise et d'éviter les dangers de la côte et les écueils ; le moteur permet de se dégager d'un danger vers lequel porte le courant, quand le vent est contraire et la puissance des voiles insuffisante au louvoyage.
   On appelle "fortune de mer" les ennuis qui peuvent arriver en navigation ou au mouillage (le mot fortune, à l'origine, ne désigne pas qu'un sort favorable : on parle aussi de mauvaise fortune, et c'est dans ce sens qu'il faut voir le mot dans le cas présent). Cela peut aller d'une casse de matériel  (notamment d'espars ou même de mâts : démâtages) à son naufrage : destruction totale du navire ou  engloutissement par les flots. Le bateau peut aussi s'échouer, avec plus ou moins de dégâts. C'est l'échouement, à ne pas confondre avec les échouages, lors desquels on laisse volontairement le bateau se poser doucement sur le fond, régulièrement ou non, à marée basse.
     Le bateau échoué peut parfois être déséchoué ; s'il y a des marées, on peut éventuellement compter sur une marée haute de fort coefficient; Dans une mer sans marées, c'est plus compliqué ; si le bateau est échoué dans le sable, on peut toujours tenter de creuser une fosse sous la coque... Quant à un bateau qui a coulé, on peut tenter un renflouement, si sa valeur marchande ou historique le justifie (comme on la fait en Suède pour le Vasa, plus de 350 ans après son naufrage.
     Au XXI ème siècle, des catastrophes peuvent encore survenir à des voiliers traditionnels, et même les navires modernes n'en sont pas à l'abri.
     Un navire peut en heurter un autre ; si les 2 bateaux font route on parle de collision. Si un bateau heurte un bateau au mouillage, ou amarré, ou un objet fixe (balise, jetée, ponton, etc), les anglo-saxons parlent plus précisément d'allision.
    C'est un accident de ce genre qui est survenu le 20 juin 2013, au large de Den Helder, au nord de la Hollande. Le Sedov a heurté une cog allemande (sorte de caravelle), Lisa Von Lübeck, lors d'un rassemblement de voiliers. Le bateau allemand, en bois, était au mouillage ; il a évidemment plus souffert que le grand navire-école russe, son bout-dehors et son étrave ayant longuement frotté contre l'immense coque en acier. On ignore pourquoi le quatre-mâts n'a pu éviter la cog, alors que la visibilité était excellente et que le plan d'eau était peu encombré. Voir la video.
    Le trois-mâts allemand Alexander Von Humboldt l'a échappé belle lorsqu'il a été heurté sur l'arrière bâbord par un chalutier, le 20 août 2010. Malgré les coups de corne répétés du voilier-école, l'équipage de celui-ci n'a réagi qu'au dernier moment en faisant machine arrière toute,: sur la video en lien, on voit un panache de fumée noire au moment même de l'abordage.(juste avant la collision, le chalutier naviguait à pleine vitesse et n'était pas en pêche). Heureusement, le vieux voilier est solide...
  Une collision avec un autre chalutier a provoqué une déchirure dans la coque du Belem, heureusement bien au-dessus de la flottaison : le Tethys, un chalutier sortant de Lorient, l'a heurté au large de l'île de Groix, alors qu'il naviguait à la voile, de nuit, le 1er octobre 2002 : voir article sur le site du Belem.
     Dans les 2 cas, comme dans beaucoup d'autres entre bateaux à moteur, c'est l'absence de veille à la passerelle qui est responsable. les patrons des 2 chalutiers ont été condamnés.
     Il arrive aussi que, lors de rassemblements nautiques, deux grands voiliers se frôlent et que leurs vergues se heurtent, comme cela a été le cas entre le Thor Heyerdahl et le Shabab Oman lors du départ de la tallships race 2010.

        Cet été 2013, c'est la série noire : 4 naufrages de voiliers-école ont eu lieu : 
    Le 9 août 2013, un brick-goélette allemand, Falado von Rhodos (23 m de longueur de coque) a sombré dans un coup de vent près des côtes islandaises. Les vagues atteignaient 12 m. L'équipage et les stagiaires ont, heureusement été sauvés. 
     Le même jour, The blue Sirius, un voilier estonien construit en Norvège en 1907, a dû être évacué à la suite d'une gtosse voie d'eau. Aux dernières nouvelles, il était à demi-submergé et en fâcheuse position.
     Le 24 juillet 2013 (le même jour que le dramatique accident ferroviaire de Saint-Jacques de Compostelle) le brick néerlandais Astrid s'est échoué sur les rochers près du port de Kinsale, près de Cork, en Irlande. L'équipage est heureusement sain et sauf, mais le navire semble perdu (son renflouement est néanmoins à l'étude)
    Le 11 juillet, le ketch norvégien Wyvern af Aalesund (un "Colin Archer" de1897) a coulé pendant une étape de la tallships race, en mer Baltique, près des côtes suédoises ; l'équipage a été sauvé, mais un mécanicien du Wylde swan , resté prisonnier du bateau au cours des opérations de sauvetage est décédé. Le renflouement de ce voilier historique est maintenant réalisé et le bateau devrait être réparé, après expertise. 
     Une année noire pour les voiliers traditionnels, et un autre naufrage s'est produit sur l'île Maurice en février. La goélette Isla Mauritia, peut-être le plus vieux voilier existant (lancé  à Majorque en 1852) a cassé son mouillage lors d'un cyclone tropical. Il s'est sur le rivage échoué et est depuis en bien fâcheuse position. On ne sait pas encore s'il pourra être renfloué. Après Maria-Asumpta et Tho-Pa-Ga (voir ci-dessous) c'est une dernières goélette majorquines (encore appelées pailebots) qui risque fort de disparaître.
   
      Un autre  naufrage récent s'est soldé par la mort de 2 marins et la disparition totale du navire  : c'est celui du HMS Bounty, trois-mâts américain construit en 1960 pour le film "Les révoltés du Bounty".  Cette catastrophe a eu lieu le 29 octobre 2012 en bordure de l'ouragan Sandy (qui a été également meurtrier et dévastateur à terre). 
      En 2012, la goélette à hunier Jacob Meindert a démâté en mer du nord, sans faire de victimes ; mais les dégâts étaient impressionnants.
      Fin mai 2010, un drakkar, Vinland, a chaviré alors qu'il revenait à son port d'attache, Canet en Roussillon, après avoir participé à un rassemblement de voiliers traditionnels à Sète. La vedette de sauvetage a récupéré les trois équipiers, mais l'épave n'a pu être remorquée et a disparu. 
      Un  naufrage sans victimes est celui du trois-mâts goélette Concordia, en février 2010, au large de Rio de Janeiro, par chavirage dans un grain violent . Ce navire de 57 m de long hors-tout. n'avait que 18 ans. C'est également un fort coup de vent qui a provoqué le démâtage, en octobre 2010, du brick polonais Fryderyk Chopin. Pas de victimes, là non plus et le bateau  pu être remorqué en Angleterre.  Comme quoi, il est préférable que le gréement cède dans ces conditions ! Tout marin redoute ce genre de problème ; mais cela doit être encore plus impressionnant, pour des jeunes à peine amarinés, dont c'est souvent la première croisière, de se retrouver sur un navire en perdition ....
       En ce qui concerne le Concordia,  tout le monde a entendu parler (et quasiment suivi ne direct) de la catastrophe du grand paquebot qui portait le même nom et était armé par Costa croisières. Ce naufrage (le soir du vendredi 13 janvier 2011), du apparemment à une grossière erreur de navigation, a fait 30 morts.  2 ans d'écart entre les 2 naufrages ; le beau nom de Concordia serait-il donc maudit  ? (rappelons aussi le dramatique accident de l'avion supersonique Concorde).
     
    Le naufrage du brick-goélette Asgard II, qui a coulé pour une raison indéterminée en septembre 2008. Le voilier-école irlandais se rendait de Douarnenez à La Rochelle pour le Grand Pavois. Toutes les personnes qui étaient à bord ont, également été sauvées. Les propriétaires ont renoncé au renflouement, qui aurait été trop onéreux.
      En 1995, le brick Maria-Asumpta, qui était le plus vieux voilier en état de naviguer dans le Monde, s'est désintégré en quelques minutes après s'être échoué sur les rochers de la côte de Cornouailles, en rentrant au port de Padstow.  Un courant portait le navire, encalminé, vers les rochers ; le moteur a refusé de démarrer et il était trop tard pour tenter une réparation. Le naufrage a fait 3 victimes sur les 15 marins à bord. Le propriétaire et commandant, Mark Litchfield, a été condamné à de la prison pour ce drame.
    Deux autres grands voiliers ont fait naufrage dans les années 1980 : le premier Pride of Baltimore (goélette à deux mâts) et le Marques, petit trois-mâts barque construit en 1917. Les 2 navires ont été pris dans de grains très localisés et extrêmement violents, dans les parages des Bermudes (Ah, le fameux triangle...). Coïncidence étrange ou malchance, le Marques était une ancienne goélette majorquine (très modifiée) comme Maria-Asumpta et ses propriétaires étaient déjà Mark Litchfied et Robin Cecil Wright.
     Un autre grand voilier comparable, construit en 1924, la goélette Thö Pa Ga, a coulé dans le Golfe de Gascogne en juillet 2008. Il se rendait aux fêtes de Brest. Tous les équipiers ont heureusement été sauvés.
     En ce qui concerne les très grands voiliers, il faut rappeler le tragique naufrage du 4-mâts Pamir. Ce grand navire, qui ressemblait au Kruzenshtern, a été pris dans un ouragan au sud des Açores, le 21 septembre 1957. C'était un voilier-école, un des deniers à transporte aussi des marchandises (céréales). Sur les 86 personnes à bord, dont 52 élèves, on ne retrouva que 6 rescapés, dont seulement 2 cadets. Les moyens de repérage et de sauvetage en pleine mer étaient encore très limités à cette époque ; les embarcations de sauvetage du bord  étaient des chaloupes en bois, peu fiables par très gros temps. C'est à partir de cette époque que la sécurité est devenue une préoccupation absolue : recherche par des avions, sauvetage par des hélicoptères et des navires de sauvetage tous temps (insubmersibles et autoredressables), embarcations de survie pneumatiques, gilets et vêtements de survie de plus en plus sophistiqués...). 

  En 2012, la goélette à hunier Jacob Meindert a démâté en mer du nord, sans faire de victimes ; mais les dégâts étaient impressionnants.

   Le 30 juillet 2009, un incendie a détruit le galion Prinz Willim, dans son bassin du port de Den Helder, au nord de la Hollande. La réparation, ou plutôt reconstruction, sera très coûteuse si elle est possible. Un autre incendie a ravagé le Cutty Sark, clipper anglais pieusement conservé à Greenwich (quartier de Londres. Les dégâts sont aujourd'hui réparés et on peut à nouveau visiter cette merveille.
     Un bateau peut aussi tomber d'une grue, lors d'une erreur de manutention ou d'une rupture mécanique : c'est arrivé à Esterel au mois de septembre 2012, en Italie. C'est rare, mais il a fallu que cela arrive à un bazteau classé monument hidtorique ...

    Il peut arriver aussi que tout aille mal sur un navire et que cela se termine à peu près bien : fin mars 2013, l'ancienne goélette à trois mâts Frya, renommée La Licorne, est tombée en panne de moteur, de batterie, de barre, etc... Les 2 voiles qui étaient hissées, la grand-voile et un foc, se sont déchirées par 25 nœuds de vent. L'équipage, qui avait embarqué des stagiaires, a dû appeler le CROSS ; la  vedette de la SNSM de Ouistreham l' a remorqué le navire jusqu'à ce  port sans dégâts supplémentaires. Le bateau, laissé à l'abandon à Paimpol pendant des années, avait été remis en état à Cherbourg : trop sommairement, apparemment......


       Ceci étant, et malgré la série noire de 2013 (qui a été bien pire dans le transport ferroviaire !), inutile de craindre une croisière sur voilier traditionnel : il y a eu moins de victimes en 30 ans sur ces voiliers que lors de la seule catastrophe du Costa Concordia et aucun moyen de transport  terrestre, aérien ou maritime n'est sûr à 100 %.